30.1.08

Avoir ou prendre le temps, là est la question.

Je suis dans le jus officiellement, pour la première fois depuis longtemps.

Et c'est incroyable comme la notion de temps devient complètement différente, quand chaque minute compte.

J'aime bien prendre mon temps, mais quand j'ai du temps, j'en prends trop. Je prends du bon temps. À la seconde que je n'en ai plus, je deviens productive. Je sais bien gérer mon temps, l'utiliser au maximum.

Mes semaines sont divisées en section, depuis deux semaines la section « rencontre amicale » a complètement disparu. Ça m'inquiète parce que je sais que je vais avoir des comptes à rendre à mes amies qui justement, en ce moment, ont trop de temps. J'apprécie mes amies qui sont compréhensives et occupées dans ces moments-là.

Parce que je l'avoue, j'adore être occupé. Ça me motive. J'ai l'impression d'avancer, je réfléchis moins, je prends le train quand il passe. J'avance vraiment plus vite.

Quand j'ai du temps, je dors au gaz. Je me lève trop tard, je me couche trop tard et je fais des siestes pour me détendre. Et je prends le temps de voir mes amies et mon chum. Parce qu'heureusement, j'ai un chum workolique... donc occupé.

Avoir ou prendre le temps, est-ce que c'est vraiment nous qui choisissons? Est-ce que c'est une illusion? Ou simplement une façon de vivre?

29.1.08

Aaaaaaaaah! Être un artiste!

J'ai passé le week-end dans un cours de gestion de carrières offert par l'UDA, l'Union des Artistes. Que des artistes qui sont sur place pour apprendre les rouages de l'auto-représentation, l'auto-production.

C'est un cours génial, premièrement parce qu'il est donné par des artistes. Des passionnés, des fous. Un des présentateurs, Laurent Imbault (le père des Couillard dans Watatatow) était tellement explosif qu'on l'aurait prit facilement 2 heures de plus!

Si je vous parle de ce stage, c'est qu'on a un devoir à faire qui est troublant et en même temps très révélateur. Et comme je suis entrain de le faire, j'ai envie de vous inviter à le faire aussi.

Faire son propre historique. Prendre le temps d'écrire sa propre histoire. Pas seulement son parcours en tant qu'artiste, si on est un artiste, mais son histoire dès le début si certains souvenirs sont demeurés. Voir d'où on vient pour mieux comprendre d'où on va. Se remémorer les mentors qu'on a rencontrés, les peines qu'on a vécues, le parcours qu'on a emprunté qu'il soit contrôlé ou non.

Partir du primaire, jusqu'à aujourd'hui. Sans tout analyser, simplement le récit de sa propre vie.

Dans le cadre de notre cours, c'est pour comprendre quel genre d'artiste nous sommes, pourquoi certains sont plus individualistes d'autres plus du type grosses équipe. Pourquoi l'humour, plutôt que le théâtre, qui nous a bouleversés au point de rediriger notre vie? Pourquoi les artistes, on ne peut pas simplement vivre notre art comme un hobbie et qu'on a besoin d'en faire un métier...

C'est fascinant de découvrir ce qu'on est grâce à ce qu'on a été.
Essaye-le et donner-moi des nouvelles!

28.1.08

Ahhhhhh... Avoir raison.

Je l'avoue, j'adore avoir raison, même si c'est pour des petits détails insignifiants qui ne changent rien. Je fais partie de cette catégorie de gens qui « s'astinent ». Ceux qui adorent prononcer les douces syllabes des mots : JE TE L'AVAIS DIT. Ahhhhhhhhh!

Évidemment, je préfère ne pas avoir à rappeler que j'avais raison et que la personne m'ait écoutée depuis le début, c'est beaucoup plus simple comme ça. Je n'aime pas devoir convaincre les autres, j'aime qu'ils aient la sagesse de suivre mes instincts.

J'aime avoir le dernier mot.

Et j'applique le concept dans toutes les sphères de ma vie. Par exemple, si un garçon m'a un jour dit non. Il est primordial pour moi qu'un jour, je lui dise non à mon tour. Et croyez-moi, je suis patiente. Savourer la victoire après des années, c'est une délicieuse vengeance... À la fin, c'est moi qui ai gagné. Attention, je ne suis pas rancunière, ce n'est pas une guerre sans merci. C'est une façon de me convaincre moi-même que je n'ai rien à envier à personne d'autre, que j'ai ce qu'il faut et que s'il est trop centré sur lui-même pour constater à quel point je suis ce qu'elle a peut-être besoin... Je ne peux rien y faire sauf attendre patiemment qu'il constate et regrette son erreur.

Un autre exemple? Je travaille en communication depuis des années et on m'a refusée à deux reprises au Bac en communication de l'UQAM. Je l'ai toujours dit, un jour l'UQAM va me remettre un diplôme honorifique en communication. Je n'aurai même pas besoin de le compléter ce fameux cours...

Douce vengeance.

23.1.08

Mon nouveau meilleur ami

OK, pardonnez-moi « choisir quelqu'un que vous respectez », parce que j'ai péché...

Je m'étais promis de ne jamais, jamais, au grand jamais, m'en procurer un. Parce que mon chum en utilise un depuis 2 ans et qu'il est toujours sollicité. Parce que j'ai l'impression d'entrer dans la catégorie des gens qui travaillent trop et qui ont toujours besoin d'être rejoints. On est loin des appareils de base, on traverse la ligne du « tout-en-un », de l'appareil qui fait tout pour toi. Et en plus, c'est à cause d'une offre marketing incroyable de la méchante entreprise Bell, que j'ai succombé...

Ça vient de mon enfance. Mon père a toujours été un maniaque de gadgets. Mon père fait partie de ces gens qui achètent compulsivement toutes les bébelles qui existent. Mon père, c'est le genre d'homme qui est fier de sortir sa machine à pousser le beurre exprès pour le blé d'Inde devant mes amies pendant un souper. C'est le gars qui a déjà acheté une pelle pour ramasser la marde de ses chiens. Mon père les a tous, toutes les gogosses révolutionnaires. Chez moi, on a déjà eu une machine à faire notre propre boisson gazeuse... Mon père va payer 20 dollars de plus pour une fonction sur un appareil électronique qu'il va utiliser uniquement pour montrer qu'il a cette fonction-là sur son appareil électronique.

Et moi, je suis pareille comme mon père.
Voici donc mon nouveau meilleur ami.

21.1.08

Un show de filles

Samedi soir, j'étais en show au bar l'Igloo du Mont-Blanc...
Le paradis : du ski pendant la journée, un show dans la soirée, une petite fête arrosée pendant la nuit...

En plus, c'était un show féminin, de l'animatrice en passant par les 5 invitées... Que des femmes, de belles femmes, de belles brunes avec un toupet. 4 sur 6. Ah la mode, quand tu nous vas...

Vous l'ignorez peut-être, mais il existe une réelle solidarité féminine en humour. J'imagine que c'est un phénomène explicable qui se développe dans toutes situations de minorité.

Pendant un show de filles, on est loin du chacun pour soi. On n’a pas besoin de définir laquelle pisse le plus loin ou celle qui a le plus grand hit auprès du public. On est fière que le show lève ensemble. Et je pense que le public le ressent.

Un ben bon show, samedi soir, c'était 6 humoristes de talent qui sont montés sur scène. Pas d'histoire de filles ou de gars, juste un bon show d'humour.

Honnêtement, je suis encore sur le high. Ça tellement bien été. Un de ses moments de grâce en humour où tu sens que tu vis le moment présent, que ça rentre dans le tapis, que les gens te suivent et s'amusent vraiment!

Ah... On fait tout ça pour ça. Donc, quand ça arrive... Hmmmmm.

16.1.08

Il est 11:34...

Depuis que je fréquente mon amoureux, je vois des :34 partout. Le soir de notre premier souper, il m'a simplement dit qu'il était poursuivi par les :34. Quand je suis entrée à la maison ce soir-là, il était :34. Depuis, moi aussi le :34 me suit.

Bon, il est 11:35. Je change de sujet.


J'ai compris un truc dernièrement... Il est interdit d'empêcher un ami d'avoir du sexe. Quand quelqu'un a l'opportunité de baiser, on a pas le droit de lui mettre de barrières.

Un exemple.
Vous êtes deux amis célibataires. Vous sortez toujours en duo. Vous rentrez toujours ensemble à la maison. Si l'un des deux à la chance de pouvoir baiser, même si c'est lui le lift, l'autre s'arrange pour rentrer à la maison par ses propres moyens. Et ce, même si vous habitez sur la Rive-Sud, on est toujours prêt à se sacrifier.

Je trouve ça beau. Un beau don de soi.

Vous êtes censé aller déjeuner avec des copines. L'une d'elle décline l'offre car elle est au lit avec un beau grand blond. Personne ne lui en veut. C'est un droit universelle. On peut abandonner n'importe qui si c'est pour avoir du sexe.

J'ai une amie qui a eu la force et le courage de passer le jour de l'An toute seule, pour permettre à une autre de baiser.

La vie le lui rendra. J'en suis certaine.

15.1.08

Ma meilleure est en France

Et juste parce que je l'aime et que je m'ennuie... Voici une série de photos qui vous paraitra inutile et vous avez raison.

Mais elles représentent un moment de pure délire qu'on a vécu quand je suis allée la visiter en France, il y a presque 2 ans maintenant.


Mise en situation:
Nous sommes dans un train qui refuse d'avancer. Au lieu de prendre 3 heures, le voyage a duré 6 heures. C'est tellement long, on a rien à lire, pratiquement rien à manger.
Et imaginez-vous surtout qu'entre chacune de ces photos-là, on a un fou rire incontrôlable qui dure de longues minutes.


Isabelle et Marie-Ève vous présente (roulement de tambour sévère...)

NOTRE LUNCH








Un jour peut-être, je vous présenterai un document inédit. Un projet de grande envergure. Un vidéo troublant emprunt d'une grande qualité artistique. Notre projet: On masturbe des monuments célèbres.

À suivre...

14.1.08

L'histoire de l'autobus...

Jusqu'en avril dernier, j'étais animatrice sur la radio satellite XM RADIO. J'avais franchement une belle job, qui m'a permis d'interviewer presque tous les artistes québécois qui ont sorti un album en 2005-2007. C'était génial, on s'installait dans un studio pendant 1 heure, on parlait de musique, de célébrité, de rêves...

Je me suis toujours perçue comme une vampire qui aspirait l'énergie des chanteurs et aussi des humoristes (Jobin, Fallu, Cathy Gauthier, Chick'n Sweel, etc. ) qui vivaient l'ébullition d'un projet enfin achevé.

Jusqu'à ce que j'ai assez d'énergie pour y arriver moi-même.

Une très belle job.

Comme nous étions une nouvelle entreprise, on avait pleins de projets. On n'a pas fait grand chose à l'exception du concept de l'autobus. XM allait mettre notre face sur un gros VR qui allait parcourir le Québec. Un très gros Véhicule Récréatif. Un monstre. D'un côté, les gars de sport et de l'autre la gang du culturel.

L'équipe de photographes se pointe, tout le monde est de bonne humeur. Le VR sera prêt pour le festival Arcadia de 2006. On est excité. Moi et mon égo, on trippe solide. Mon visage sur un gros autobus. Wow.

Le soir de dévoilement, je ne peux pas être là mais mon chum se pointe. Il m'appelle enfin pour me dire comment est le gros VR:

-"Isa, il est là. Il est beau, mais je n'arrive pas à te voir."

Un gros VR avec ma face dessus et mon chum, qui connait quand même assez bien ma face pour l'avoir vu de près à plusieurs reprises, ne me reconnait pas.

Je panique. Pourtant, j'ai vu les plans du graphiste... Ma photo est bonne.

...

Il me rappelle finalement pour me dire que c'était simplement parce que les lumières étaient allumées et que j'ai une fenêtre dans le visage.

Je suis démolie. Il faut absolument que j'aille voir ce qui se passe.



Effectivement, j'ai une fenêtre dans la face. Au début, mon patron voulait que je sois au centre. Le graphiste l'a convaincu de mettre ma collègue.

J'étais tellement fâchée. On dirait que je pars faire de la plongée sous-marine.

Et encore plus drôle. J'ai une connaissance qui avait beaucoup trop de temps libre...



Un fait intéressant... devinez qui était à l'arrière de l'autobus partout au Québec, sauf à Montréal ? Jef Fillion... Lui-même.

12.1.08

Un blocage

Mes parents m'ont inculqué une drôle d'affaire... Je me sens coupable de prendre congé. Je le jure, je n'ai jamais manqué une journée de travail, d'école ou un cours quelconque à moins d'être incapable de marcher.

Et même quand j'ai de vraies bonnes raisons, que mon employeur est avisé d'avance, qu'il m'encourage même, car il n'y a vraiment pas de problème... Je me sens mal.

En secondaire 5, la dernière journée de cours, toutes les élèves avec qui j'étudiais se sont rassemblées sur la promenade (un lieu de rassemblement à St-Hyacinthe) et elles ont manqué tous les cours de la journée. Il n'y avait que deux filles (c'était une école de filles) qui sont demeurées en classe. J'étais l'une de celle-là. Je suis restée pour jaser avec les profs qui n'ont évidemment pas donné de cours.

Et n'allez pas croire que je n'avais pas d'amies, que j'étais une petite fille sage et modèle, au contraire. J'étais présidente de l'école. On m'a même nommée présidente à vie des finissantes de 91-96 au Collège St-Maurice. Mais quittez l'école sans raison valable, j'étais incapable.

12 ans plus tard, j'ai le même blocage. Je dois demander quelques jours de congé au cours des prochains mois, pour de bonnes raisons en plus : shows, formation et week-end au chalet... Je ne sais pas, je feel cheap.

9.1.08

Wannabe

C'est un texte qui a été écrit pour la dernière édition du magazine Urbania sur la célébrité, il a été coupé à la dernière minute... Bonne lecture!



Connaissez-vous Isabelle Ménard? Pour les amateurs de porno, je ne suis pas l’actrice de catégorie B qui porte des étoiles sur ses seins. Non. Je suis l’ex «tête nucléaire», spécialiste des tendances à l’émission Têtes@Kat de Radio-Canada, ma première expérience télé depuis les quarts de finale du concours «Devenez comédien de Watatatow». Dès l’instant où j’ai signé mon contrat, j’ai su que ça y était : j’allais enfin prendre ma revanche sur Véronique Bannon et devenir moi aussi une grande star du petit écran.

Je me souviens des quelques mois qui ont précédé la première diffusion de l’émission. Je savourais mes dernières secondes d’anonymat en sortant de mon logement rue Marquette, sans verres fumés, avant d’être dérangée par des foules d’admirateurs. Je prévoyais me procurer une paire de lunettes Gucci, pour bien me fondre parmi la faune en vogue du Plateau…

Je me voyais déjà devant le micro jaune pour commenter ma robe Valentino sur le tapis rouge du gala Artis. Je me disais qu’on allait me payer des milliers de dollars pour que je me présente 20 minutes à l’ouverture des nouveaux clubs branchés ou comme porte-parole dans des publicités d’alcool au Japon.

J’imaginais les titres percutants au-dessus de mon visage à la une des magazines :
«Le couple de l’heure: Louis-Josabelle!»
«I’m tired of L.A. »
«Elle adopte un quatrième enfant défavorisé»

Claude Legault viendrait enfin vers moi, me suppliant de passer une soirée dans mes bras…

Bref, je serais une célébrité.

Je me suis présentée au lancement de la saison automnale de Radio-Canada, plus prête que jamais à rencontrer les journalistes. Je me promenais parmi les médias, souriante et disposée à répondre à toutes leurs questions. J’aurais émis une opinion sur n’importe quel sujet, même sur les conflits aux Moyen-Orient tellement j’avais envie de leur parler.

Il ne s’est rien passé.

Treize minutes après ma première apparition à l’émission, je suis descendue sur l’avenue Mont-Royal pour constater mon nouveau statut. J’ai pris soin d’éteindre mon cellulaire pour ne pas être tenté de dire «oui» trop vite à toutes les offres qu’on allait me proposer dans les prochaines heures. Je me suis assise sur la terrasse des Folies avec plusieurs mannequins commerciaux et des acteurs de publicité. Étonnement, personne ne m’a adressé la parole. Probablement par gêne.

J’ai même dû payer mon verre.

De retour chez moi, j’ai contacté ma compagnie de téléphone pour m’assurer qu’il n’y avait pas une panne dans le réseau. Ma boîte vocale demeurait étrangement vide.


À l’époque, j’essayais de me procurer le fameux laissez-passer «VIP» du Diable Vert, réservé à l’élite montréalaise. Mes démarches demeuraient sans succès. Mais grâce à mon nouveau rang social, je croyais que ça serait dans la poche. Mais non. Il aura fallu que j’entre avec Katerine-Lune Rollet, Christopher Hall et Stéphane Fallu (beaucoup plus connus que moi, mais pas tant que ça) pour que, par magie, les cartes «VIP» pleuvent derrière le bar. Mon égo venait d’être écrasé par une grue.

J’étais une vraie nobody.

Même si j’apparaissais à la télévision toutes les semaines depuis quatre mois, j’étais loin d’avoir ma face sur l’un des panneaux publicitaires géants dans la cours de Radio-Canada.


Je n’ai même pas été retenue pour la deuxième saison de Têtes @ Kat.


Quelques mois plus tard, on m’a engagé pour une journée thématique dans une école primaire. Je personnalisais le lutin Atchou, habillé de leggings vert et rouge moulants, de bas ornés de jolies clochettes et d’un chapeau rappelant vaguement une pieuvre. Nous étions très loin d’un cas de sexy back.

Et c’est là que, quelques secondes après une fausse crise d’éternuement, l’une des éducatrices m’a reconnue. J’ai tout fait pour le nier, prétextant que tout le monde me prenait pour Élizabeth Hurley et que je lui ressemble vaguement de côté. Rien à faire. Elle ne voulait rien entendre. Convaincue de m’avoir déjà vue à la télévision, elle a alors raconté aux élèves, en me pointant du doigt, que j’étais une vedette. D’un seul coup, elle avait démoli toute la magie de Noël de l’activité.

Certains diront que c’était flatteur, même si ça faisait huit mois que l’on m’avait remercié… Pas moi. Personne ne veut être reconnu quand il est habillé en lutin. L’expérience est aussi désagréable que surprendre son père en talons hauts qui se maquille devant un miroir.

Cette aventure m’a cruellement ramenée sur terre. J’ai compris que ce n’était pas simple d’être une vedette. Et encore pire d’être une wannabe.

Disons que c’est le genre d’expérience qui replace l’égo dans le bon sens.

8.1.08

Qui est Mademoiselle Je?

Mais qui se cache derrière cette Mademoiselle Je?

Ça y est. Je suis prête.
J'aurais aimé vous faire languir plus longtemps, vous qui m'implorez d'en dévoiler plus. Mais je suis pu capable.

Pourquoi maintenant?
Parce que j'ai hâte, j'ai hâte de pouvoir mettre des photos, j'ai hâte de pouvoir vous raconter des histoires et d'avoir la chance de bien vous mettre en contexte, l'anonymat devient de plus en plus contraignant...

J'ai hâte de pouvoir signer mon nom. Je suis tannée de toujours écrire mes initiales, par réflexe et d'ensuite les effacer.

J'ai hâte d'expliquer le concept derrière Mademoiselle Je. C'est fort, c'est très très fort. En fait, vous n'en reviendrez pas. Vous risquez de crier au génie! S.v.p., resté assis, j'ai eu de la chance, le nom est apparu tout seul.

J'ai hâte de comprendre comment certaines personnes m'ont reconnue. Il y en a même un d'entre-vous qui m'a trouvée sur Facebook, c'était très fort. Faut le faire!
Et un autre qui s'est douté que je puisse être la fille de la défunte émission Pretzel et Moutarde forte à CISM. C'est effectivement le cas, mais comment peut-on reconnaître une fille de radio par un blogue sur Internet?

Et surtout parce que j'ai officiellement réservé la salle pour mon premier one-woman show. Trois mardis soirs en mai 2008 au Petit Medley sur la rue St-Hubert, sur la chic Plaza. Je suis aussi excitée qu'avant ma première relation sexuelle. J'ai réservé presque trop vite, il fallait que je le fasse maintenant. Ça fait moins mal par exemple, du moins pour l'instant.

Mademoiselle Je est la simple traduction anglais/français de Mademoiselle I. Pour Isabelle.

Je suis fantastique.

Sérieusement, je voulais Mademoiselle I, mais il paraît qu'une Française cochonne a déjà ce nom-là et qu'elle refuse qu'on puisse l'utiliser. C'est devenu une marque de commerce, semble-t-il.

Isabelle Ménard.

Papa, je sais que tu lis, mais Ménard, je pense que c'est un nom qui ne me plaira jamais. Isabelle, c'est bon, je m'en tire bien. Mais Ménard!
En tout cas...

Ah, ça fait déjà du bien!

6.1.08

On commence l'année avec...

Un pétage de coche sur l'incompétence!

Il n'y a rien qui me rend plus folle qu'une personne qui n'a pas les qualités requises pour effectuer une tâche... UNE PERSONNE INCOMPÉTENTE.

Vous savez les personnes qui manquent de jugement, celle qui s'attache mordicus à la procédure parce qu'elles n'ont aucune habileté à juger une situation avec ce qu'on appelle le communément : le gros bon sens.

Non, ça ne vous sonne pas de cloches précises. En cette dizaine de minutes de pure frustration (et ce n'est pas bon de se coucher fâché contre l'humanité...), voici quelques mises en situation (vos propres exemples sont les bienvenus!)

— Vous êtes dans un restaurant. Vous êtes en couple, vous avez pris un apéritif tranquillement, vous commandez chacun une entrée avec votre plat principal. Vous regardez votre amoureux dans les yeux, prenez ses mains avec douceurs. Votre entrée arrive et bang! vous n'avez même pas le temps de le finir que vous avez déjà vos plats principaux sur la table, sans aucune excuse de votre serveur. Évidemment, il y a de grandes chances qu'il vous amène l'addition avant même que vous ayez terminé votre dessert. Le serveur n'a jamais lu le sous-texte : ON N'EST PAS PRESSÉ, ON VEUT PRENDRE NOTRE TEMPS.

— Vous êtes client d'un bar. On vous fait attendre pendant 20 minutes dehors à -20. À l'intérieur, il y a deux bars. Le lounge est vide depuis 1 heure. Le staff ne comprend toujours pas pourquoi il n'est pas encore rentré chez eux. Le gérant décide donc qu'il est trop tôt et trouve le moyen de vous envoyez directement dans le lounge plutôt que dans le club, qui lui est plein à craquer. Le staff du lounge à l'air bête, il n'y a personne, donc zéro ambiance et c'est ce qu'on vous offre comme client après 20 minutes d'attentes à se geler le cul. Disons que votre drink à 15 piastres ne passe pas très bien.

— Vous embarquez dans un taxi. Vous lui indiquez votre destination. Il démarre sa voiture, sans rien dire. Vous trouvez son choix de parcours étrange, vous commencez donc à vous sentir un peu moins en confiance, car vous ne voulez pas payer pour rien. Finalement, après 10 minutes, le chauffeur vous adresse enfin la parole pour vous avouer qu'il ne sait pas exactement où il doit se rendre!

— Vous avez un patron qui manque royalement de confiance en lui. Il ne délègue pas, ou seulement en dernier recours quand le mal est fait. Les problèmes de communications se propagent à travers son équipe, on fait deux fois des tâches parce que personne ne se parle au bureau. Vous décidez donc de lui proposer une réunion de mise au point. Il ne répond pas à votre courriel. Vous filez un peu plus baveux, vous envoyez la suggestion pour cette fameuse réunion à tous les membres de votre équipe, ainsi qu'à votre patron. Tous le monde est d'accord, voir enthousiaste et accepte la réunion, il ne reste qu'à fixer une date, une tâche que vous laissez au patron, évidemment. Tous le monde est motivé, excepté le patron qui finalement vous envoie une lettre de bêtise où il affirme que tout va bien, qu'il est le seul maître à bord et que c'est lui qui doit prendre TOUTES LES DÉCISIONS et que vous n'avez aucun droit, aucun pouvoir et qu'il se fout éperdument de vos suggestions.

— Vous attendez en ligne à la caisse. Vous ne comprenez pas pourquoi la file n'avance pas beaucoup depuis les dernières minutes. Une fois votre tour, vous déposez enfin! vos articles sur le tapis roulant. Vos bras sont endoloris à force de tenir vos achats. La caissière ne vous adresse même pas la parole et jase sans arrêt avec le commis à l'emballage, si bien qu'elle ne remarque même pas votre sac recyclable et vous jette un sac de plastique à la figure.

J'ai vécu l'une de ses idioties ce soir. Ça fait du bien de sortir le méchant.
Je déteste tellement les gens incompétents, ça me rend folle!