30.11.07

Mets-le au 3!


J'ai adoré.
C'était prévisible.
Hmmm. Il est fort.

Pour ceux qui s'étonnent et s'exclament : Quoi? LJH a publié un livre!
C'est tout d'abord le texte écrit de son premier et « success full » spectacle, puis des gags inédits et finalement, toutes ses chroniques qui sont parues dans la Presse, de 2003 à 2006.

C'est d'ailleurs la troisième partie que j'ai préférée... Son show est excellent, mais il manquait un petit quelque chose... LUI en train de suer sur une scène!

Mais ses chroniques vivent d'elles-mêmes. Quelques extraits m'étaient familiers, mais j'ai fait des découvertes magiques.

Vous auriez dû me voir rire toute seule dans le vestiaire au je travaille. (Ben oui, il faut trouver une façon de les payer ces milliers de cadeaux de Noël là.)

Je me gâte avec quelques extraits :

« Le même monde qui répète à tout bout de champ : Ah! Je suis dans le jus, je n'ai pas de temps... » Quand on fait la file pour déjeuner, on n'a pu le droit d'utiliser la phrase : je n'ai plus le temps". — Victime de la mode, 4 mars 2006

« J'aime beaucoup la Heineken. Pas pour le goût, mais parce que la bouteille est un peu plus petite et qu'on dirait que j'ai une grosse main virile. » — La saison régulière, juillet 2003

« Je ne suis pas en forme. OK. Je fais des sports de raquettes, mais c'est juste pour faire semblant de jouer de la guitare quand je marque un point. » — Les premiers pas, juin 2004


Et personnellement, mon texte préféré : La plus belle mort parut le 10 décembre 2005.

C'est Noël justement qui s'en vient, je dis ça de même.

28.11.07

Ha ha ha ha ha!

C'est tellement drôle!

Je viens de vivre un bon moment de télé... J'allais tranquillement m'installer devant le téléviseur pour écouter le téléjournal. Je suis arrivée quelques secondes avant la fin de l'émission « L'union fait la force » avec Patrice Lécuyer. La dernière question du quiz, c'est un espèce de rébus nouveau genre (l'émission complète est composée de rébus moderne, mais ça, c'est une autre histoire.)

Toujours est-il, que le participant appuie sur le « buzzer» et clame haut et fort : UN PÉNICHE... Ha ha ha. C'est toujours drôle, quelqu'un qui invente un mot qui sonne comme pénis.

Ha ha ha!

Dans le même ordre d'idée, les caves de l'émission « Les pieds dans la marge », qui ont organisé une activité pour réunir les différentes provinces canadiennes : TRIPOTHON les Manitobiens. Ha ha ha. Ils ont seulement glissé sur des « tripes à neige » parce qu'on est chanceux d'avoir des montagnes au Québec.

Tripothon les Manitobiens, je l'ai ri 18 minutes!

26.11.07

Quand je parle de cancer...

Ça ressemble à ça!

C’était une magnifique journée.
À vrai dire, je ne peux pas parler pour les autres, mais à mon avis il faisait chaud, mais pas assez pour que tu te sentes coupable de rester faire du ménage à la maison. C’était une température… correcte. Bien, en tout cas, il ne pleuvait pas.

Je marchais sur une rue que je connais par cœur.
Bien, c'est vrai qu’elle peut encore me surprendre avec une nouvelle boutique ou des décorations saisonnières. Disons que j’étais déjà venue marcher sur cette rue, au moins une fois ou deux fois auparavant… Donc, je connaissais d’autres passants réguliers qui sillonnent eux aussi à l’occasion, donc pas vraiment souvent, cette même rue.

C'est vrai que le mot « connaître » est peut-être un peu trop intense. En fait, je croise des gens, dont je reconnais vaguement le visage, parfois je sais même leurs noms, mais pas souvent. En fait, c’est des êtres humains avec qui j’ai déjà travaillé, ou des amis d’amis, ou encore de parfaits inconnus qui me sourient et m’interpellent par mon propre nom, parce qu’ils ont vraiment une meilleure mémoire que la mienne. Mais moi, ils ne me disent absolument rien.

Bref, je passe les deux premières minutes de la conversation à ne pas les écouter vraiment, car je cherche désespérément dans ma tête, pourquoi je les connais. Évidemment, j’essaie ensuite de me souvenir de leurs noms pour les saluer correctement et ne pas faire sécher trop longtemps la personne qui m’accompagne en la présentant, ce que je ne fais pas tant que je n’ai pas trouvé le fameux nom de l’individu à qui je parle depuis deux minutes.

Je marchais donc tranquillement en cet après-midi, variable avec passages nuageux.

C’est une vraie journée futile où je tentais de dépenser un maximum d’argent pour des vêtements que je ne mettrai probablement jamais.
Pourtant, après plusieurs heures, je n’avais toujours pas réussi à m’acheter quoique ce soit, car c’est une loi non écrite : quand on veut vraiment gaspiller de l’argent, on ne trouve jamais rien qui nous fait. Tout le contraire des jours où on est royalement « cassées » et que c'est toujours les vêtements les plus dispendieux qui nous vont à merveille.

Je croise alors ma première connaissance de la journée. Je tente subtilement de détourner le regard. Je ne veux pas nécessairement l’ignorer, j’ai juste envie de rester dans ma bulle pour écouter l’excellente musique qui joue dans mon IPOD. Bon, c'est sûr que je pourrais simplement appuyer sur « pause » et reprendre la pièce une fois la rencontre terminée. Mais je n’ai pas le goût de faire un effort, j’ai envie d’être seule.
En fait, c’est faux. Je devais être accompagnée d’une amie qui a préféré à la dernière minute, restée couchée dans les bras de son amoureux, ce qui finalement m’arrangeait dans le fond.

Trop tard.
Je n’ai pas eu les réflexes assez vifs, ma connaissance a visiblement envie d’engager la conversation avec moi en me saluant de loin et je dois par dépit, arrêter la musique.
J’essaie le plus possible de ne pas interrompe le couplet, pour ne pas risquer d’offusquer le chanteur. Je tente alors maladroitement, de gagner du temps, en simulant être prise dans ma sacoche et de ne pas réussir à la manœuvre d’éteindre mon IPOD. Malheureusement pour moi, ma connaissance est plus rapide et serviable que prévu… Il me propose de prendre mon sac pour libérer mes mains. Je suis donc obligée de couper la parole à mon chanteur favori.
J’attends tout de même qu’il ait terminé sa phrase : « Love, love will my strongest weapon. »…

— Hey! Salut, comment vas-tu? Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas croisé!

Le tout chorégraphié des deux becs d’usage, étrangement raté puisqu’on ne se touche pratiquement pas les joues ni l’un ni l’autre…

Ma tête s’accélère, c'est une vraie connaissance. On se croise régulièrement sur cette rue-ci ou ailleurs depuis des années. Je me souviens de son nom de façon sporadique, mais pas aujourd’hui.

— Ah, toi non plus tu ne sors plus autant qu’avant! C’est vrai qu’on vieillit, hein…

Je le connais d’une drôle de façon ce Marc quelque chose, oui, il me semble qu’il porte un nom composé. En fait, j’ai déjà eu une aventure avec son meilleur ami et associé, mais ça fait vraiment longtemps. Marc était présent cette soirée-là et depuis, on se croise fréquemment. Étrangement, je me rencontre que je pourrais difficilement reconnaître son ami avec qui j’ai quand même couché, mais lui, je n’ai aucun problème, à part son nom…

— Qu’est-ce qui se passe de bon avec toi? C’est vrai? Hein, c’est toi qui as écrit et qui as réalisé le film Bluff. Ah! C’est drôle, je l’ai vu. Wow, toutes mes félicitations! C’était super bon!

Ça c’est pas fort, un film que tu as vu en plus! Je m’imagine l’affiche, je vois Rémi Girard avec les gants de boxe, j’essaie de me souvenir c’était quoi le nom à côté de celui de Simon-Olivier Fecteau, une autre connaissance que je ne connais pas vraiment.
Le rythme dans ma tête est infernal.
Je veux absolument le nommer, je sais son nom… Je le vois afin, il est sur le bout de ma langue… et m’empêche de turluter.
J’arrive à le voir, presque à le dire… Et c’est à ce moment-là, précisément, qu’il me dit :

— Depuis que j’ai vaincu mon cancer, je me suis promis que de vivre à fond et ce film-là, c’est une des plus grandes réalisations dans ma vie.

Mon esprit s’arrête soudainement. Je suis paralysée.
Il a le cancer. Non, non… Il l’a déjà eu.
Est-ce que c'est une information que je connaissais? Est-ce que j’aurais vraiment pu oublier ça?
OK, je décide que je ne le savais pas. Je suis tellement bouleversée par la nouvelle, c’est impossible que je l’aie su avant. Impossible. OK, mais maintenant qu’est-ce que je dis?

Mes condoléances… Non ça c'est quand quelqu’un est mort…
Prompt rétablissement! Franchement, il a l’air en pleine forme!
En plus, je n’ai aucune idée quand! il a eu son cancer…

Est-ce que j’ai le droit de ne rien dire?
D’ignorer l’information, d’effacer la cassette et de la remettre à zéro…

— Le cancer… la maladie-là?

Est-ce que j’ai dit ça à voix haute? À voir les yeux avec lesquels il me regarde, j'ai sans aucun doute dit cette nullité à voix haute.

— Non, parce que ça peut être un crabe aussi, un signe astrologique…

OK, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi.

— Euh, excuse-moi Marc-André, j’ignorais que tu avais le cancer, que tu l’avais déjà eu, je veux dire.

Au moins, je peux me consoler sur une chose… C'est le bon nom, il ne m’a pas repris.
Mais on s’en fou du nom! Est-ce que je devrais le prendre dans mes bras? C’est vrai, peut-être que je suis la première personne, je veux dire, la première connaissance à qui, il dévoile son secret.

Je me sens ridicule.
Je sais que le cancer, ce n’est pas contagieux et que visiblement, il s’en est sorti.
Mais je n’arrive pas à agir normalement. J’ai de la difficulté à rester concentrée sur ce qu’il me dit. Il me nomme une partie du corps que je ne connais même pas, c’est là qu’il a eu son traitement. Sincèrement, je ne suis même pas certaine que je l’aie cette partie-là!

Il me sourit. Pour lui, ça semble tellement simple et il met gentiment fin à notre conversation prétextant être attendu ailleurs.

Je me retrouve seule sur le coin de la rue, complètement désorientée avec cette impression que je viens d’avoir l’échange le moins pertinent de toute ma vie.

Qu’est-ce que je suis censée dire, comment devrais-je réagir? Évidemment, lui semble en très grande forme, mais si je rencontre une personne… Pire, une autre connaissance qui elle en souffre présentement, comment dois-je me comporter?

Qu’est-ce qu’on attend pour inventer une phrase officielle pour nous sortir de l’inconfort provoqué par une situation comme celle-là?
Même le passe-partout classique : « Au moins, tu as la santé » n’est pas du tout approprié dans ce cas-ci. Il nous faudrait une expression familière genre : Meilleure chance la prochaine fois ou encore : « de toute façon, c’est sûrement une lesbienne… » Une phrase que tout le monde connaît, une phrase déjà imprimée dans la carte section « CANCER » à la pharmacie. L’idéal pour les débutantes maladroites comme moi, qui ne savent pas quoi dire.

Je reste là à penser à tout ce m’est venu en tête… Je ne suis pas convaincue que c’était approprié de faire un jeu de mots avec le Père Ruque…
Tout allait tellement vite, j’ai même découvert, qu’en utilisant les lettres du mot « cancer » on pouvait former les mots : cancre, race, ancre, crâne, cane et acné.

Est-ce que j’ai dit ça à voix haute? Un des passants, un inconnu cette fois-ci, vient de me regarder d’une étrange de façon.

Pour les gens comme moi qui n’ont pas souffert du cancer, ce n’est pas la maladie qui fait le plus peur… C’est de se sentir totalement impuissant. On finit presque par vous envier de l’avoir eu. Pas pour les douleurs ou les traitements, ça, je pense que pas mal tout le monde s’en passerait.

Mais pour votre soif de vivre, vous avez déjà compris quelque chose qu’on ne réalisera peut-être jamais.

Par exemple, Marc-André Lavoie, ma connaissance dans le texte. Il a environ 30 ans et il a eu la force d’amasser lui-même les fonds pour produire son propre film indépendant. Il a même réussi à réunir l’une des plus impressionnantes brochettes d’acteurs de la province pour offrir un des meilleurs divertissements du cinéma québécois de cette année.

Pour votre force et votre courage, bravo.
_

22.11.07

I'm Rudolf...

J'espère juste ne pas avoir un nez avec un bouton rouge jusqu'à Noël.

C'était juste pour attirer votre attention, on parlera pas de bouton pendant des heures, on n'est plus des adolescents quand même !

Je voulais seulement vous soulignez de nouveaux liens dans mes blogues, parce que j'étais tannée de passer par mes commentaires pour aller lire des blogues que j'aime bien. Ça va faire le niaisage, on est à l'heure de l'efficacité...

Bonne découverte si vous n'avez pas eu la chance de les lire auparavant...

Je

20.11.07

On peut rire de tout dans la vie...

Nos humoristes clament haut et fort cette vérité depuis des années...
Je suis d'accord.



(...)



Mais le faire! Ah! Ce n’est pas aussi évident.

Il y a des mois, je me suis engagée à participer à une levée de fonds pour la Société canadienne du cancer : Auteur contre le cancer, au Café d'en Face à St-Jérôme, le 25 novembre à 19h30.
(Avouez que pour l'anonymat, je commence à me lâcher assez « lousse»...)

Inspirés des Auteurs du dimanche, nous sommes plusieurs auteurs qui doivent écrire un texte humoristique sur le thème du cancer. J'ai embarqué avec grand plaisir!

Nous sommes à quelques jours de l'évènement et je n'ai toujours pas réussi à écrire mon texte. C'est beaucoup plus difficile que je croyais d'écrire un texte drôle sur une maladie qui tue chaque année des milliers de personnes. Une maladie sournoise, qui attaque sans prévenir même les gens aus habitudes irréprochables, et ce, à n'importe quel âge.

Je sais que c'est possible, je sais que je peux y arriver. C'est juste beaucoup moins évident que je l'avais prévu.

J'ai d'ailleurs croisé d'autres participants de la soirée dimanche dernier et nous sommes tous dans le même état... Ça risque d'être une soirée forte en émotion!

Si jamais vous êtes dans le coin, c'est seulement 10 $ et tous les profits vont directement à la cause. Et en plus, vous allez être parmi les premiers à découvrir qui est cette mystérieuse Mademoiselle Je...

19.11.07

La première fois

Pour la première soirée des Auteurs du dimanche au Verre Bouteille, sur la rue à Mont-Royal à Montréal, j'ai eu la chance de faire une correspondance avec Edouard Hardcore... La voici, bonne lecture.



C'est la première pis la dernière fois
que tu me rentres un doigt dedans le cul
quand tu me suces.

Bruno
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Ok, c’est ça qui s’est passé.

Monsieur aime garder le contrôle, monsieur aime tout diriger. Monsieur accepte pas qu’on puisse prendre des initiatives sans sa permission.

Depuis des mois, j’ai réalisé tous tes fantasmes. Je t’ai masturbé partout : dans ta voiture, dans celle de ton associé, dans l’ascenseur, dans les loges du Centre Bell, au cinéma, au restaurant, dans la salle d’attente de ton dentiste, chez Chapters, Urban Outfitters, bref dans tous des magasins du centre-ville. Dans toute sorte de position, je l’ai fait.

Tu m’as demandé de te sucer avec du miel, du nutella, du tabasco... Tu voulais même qu’on essaie avec un pain à hot-dog et du ketchup pendant une « game » des séries mondiales, ça aussi je l’ai fait.

Sans compter tous tes fantasmes inspirés des Fables de la Fontaine ! J’arrive toujours pas à comprendre que tu sois excité de me voir déguisée en corbeau avec un fromage dans la gueule, mais je l’ai fait.

La dernière fois, t’es parti, sans explications, en plein milieu de ton fantasme du voleur prit en flagrant déli. (En passant, j’ai comme hâte que tu me rendes mon système de son et ma télévision.)

Et aujourd’hui, une semaine plus tard… j’apprends par un courriel envoyé de ton Blackberry, que tu es parti parce que je t’ai mis un doigt dans le cul.

Qu’est-ce que tu caches de si important dans ton cul, pour que tu m’ignores depuis une semaine au bureau? Est-ce que c’est là que tu dissimules ton bouton « OFF » ? Ou pire, tu as placé ton jardin secret entre tes fesses et c'est juste ta femme qui a le droit d’aller jouer-là ?

C’est pas juste Bruno, je mérite pas que tu me manques de respect, je te l’ai prouvé à plusieurs reprises. Fait attention Bruno, reste gentil avec moi… Tu sais à quel point, je peux avoir de bonnes idées. Tu l’as même souligné lors du dernier « meeting » trimestriel… Ne me déçoit pas.
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Wô wô wô Judith !

T’es-tu après me faire des menaces ?
Parce que si c’est le cas,
on peut jouer à deux à c’te jeu-là.
Je te rappelle que j’ai un fichier vidéo
de la fois où on a orconstitué
Le Renard et la Cigogne.
Tu t’en souviens de c’te shot-là, han ?
D’un simple clic, je peux poster ça sur YouPorn.
Pis c’est certain que ça va faire un hit !
Faque fais attention à ce que tu racontes.

Surtout pour une histoire de doigt dans le cul.
Dans le courriel que je t’ai envoyé lundi,
j’ai juste précisé que je voulais p’us que tu fasses ça.
C’est pas « grave »,
c’est juste que j’aime pas ça,
j’aime pas le feeling.
Je me sens comme un envie de chier dans ce temps-là.
Pis inquiètes-toi pas,
je cache rien de bin précieux entre mes fesses, Judith.
Mon épouse a pas plus le droit d’y fourrer quoi que ce soit,
pis j’y orfoule aucune homosexualité latente.
La seule chose que tu peux y trouver, c’est du caca.
And I’m not into this, capiche ?

Là, pour à soir, ça marchera pas pour qu’on se voit.
Ma petite Alexia fait son premier spectacle de clarinette.
J’ai eu beau inventer un million de défaites à Marie,
il est pas question que je manque ça, selon son opinion.
Tu la connais ta sœur, une vraie chipie dans ces moments-là.

Faque j’ai pensé qu’on pourrait ormettre ça à demain avant-midi.
neuf à dix / dix & demie mettons, au Motel Marquis.
J’aimerais bin ça que t’amènes le bec de corbeau,
ça pourrait fitter pour en faire un d’hirondelle.

À demain, bébé.
__________________________________

Bruno, je suis désolée.
J’sais pas ce qui m’a pris.

Marie m’a invité au concert et je n’ai pas pu dire non. J’avais trop envie de te voir, de t’embrasser sur les joues, en frôlant le coin de tes lèvres illégalement…

J’aurais pas dû venir…

Quand j’ai vu ta petite Alexia sur la scène avec sa clarinette, trop fière d’interpréter les poules dans le Carnaval des Animaux de Camille St-Saëns… J’ai perdu la carte. J’entendais pu les tortues ni les éléphants qui paradaient devant moi.

J’arrivais pas à y croire… Elle portait mon costume, ma crête.

Tout est devenu noir. J’étais pu dans le gymnase d’une école primaire. J’étais au Motel, tu portais ton chapeau pis ta chemise de fermier, moi j’étais nue… À l’exception du casque de poule. Notre première mise en scène, il y 6 ans déjà.

Assise sur toi, je balançais mon bassin lentement de haut en bas, en prenant soin de bien laisser paraître la base de ton pénis… On l’avait peint en or pour l’occasion.

J’étais ta poule qui pondait des oeufs d’or.

Bruno, mon lion, mon renard… mon amour, tout est flou. J’me rappelle pu de rien. J’sais même pas comment je suis rentré chez moi après le concert…

Je t’ai attendu au Motel le lendemain…

Je sais que j’ai fait de quoi, mais j’arrive pas à me souvenir. Ma sœur répond pas à mes appels, toi non plus. Ça fait trois jours que t’es pas au bureau… J’ai une drôle de tâche sur la chemise que je portais le soir du spectacle.

Répond-moi… Qu’est-ce qui se passe? Qu’est-ce que j’ai fait? Est-ce qu’on va pouvoir se voir encore?

________________________________


Pleurer, c’est difficile.
As-tu déjà pleuré, Judith ?
Moi, oui.
J’ai pleuré l’aut’soir.

Pour te résumer :
tu t’es garrochée sur le stage
pour piquer la crête à Alexia
qui entamait tout juste son solo.
Ce faisant, tu lui as pèté une palette.
Sa première dent d’adulte,
tu te rends compte ?
Elle en était tellement fière.

Après, tu t’es tournée vers la foule pis t’as crié :
C’est moi ta poule, Bruno !
C’est moi, pas c’te p’tite pute-là !
La tache sur ta blouse,
c’est un morviat d’Alexia
parce qu’elle t’a crachée dessus
avant de se mettre à pleurer.

Les gardiens t’ont ensuite capturé
- oui, ils engagent des gardiens de sécurité à l’école
depuis que deux mères se sont arrachées les cheveux
lors du dernier bazar de jouets usagés.
T’en as mordu un jusqu’au sang
quand ils t’ont mise dans le taxi.

Icitte, à maison,
on essaye de p’us trop y penser.
J’ai réussi à faire comprendre à Marie
que t’étais une freak.
Faut dire qu’avec ton comportement de l’aut’soir,
ç’a été plutôt facile.

Pour ce qui est de ton système de son pis de ta tévé,
je sais pas de quoi tu parles.
J’ai jamais eu de fantasme de voleur,
moé, c’est la bassecour qui me fait bander.

Ceci étant dit,
j’aimerais bin ça que t’arrêtes de m’harceler.

Je t’aime pas.

Bruno

Ma première apparition télé

Wow.
Le générique de la fin des 100 watts.

Non, je ne suis pas une des jeunes choristes qui chantent avec le gars cool dans un décor de néon.

C'est plus subtil que ça, je suis parmi les enfants vers la fin du générique. Plus précisément quand le nom de Marc-André Coallier monte dans l'écran. Je suis la petite fille à la casquette cachée par l'autre petite fille blonde qui sourit. Je vous jure que c'est vrai! Ils étaient venus tourner ça au Camp Jeun-air.



Je suis tellement contente de pas être celle qui se bourre de gâteau à la fin!

15.11.07

Le froid rend lâche

Mise en situation

C'est la nuit. Vous êtes confortablement couché dans votre lit, le corps chaud de votre amour vous cherche instinctivement pour mieux se réchauffer. Nous sommes au milieu du mois de novembre et même s'il fait de plus en plus froid dans votre logement, pas question de mettre du chauffage pour économiser le maximum d'énergie.

Vous vous réveillez. De fines gouttes d'eau tombent de votre robinet, le silence ambiant agit comme amplificateur et vous donne l'impression que chaque seconde, c'est une tonne d'eau qui tombe dans votre évier.

Votre premier réflexe, le déni. Vous tentez de vous rendormir. Ça ne fonctionne pas. Votre culpabilité se manifeste, vous êtes entrain de gaspiller de l'eau, potable en plus. Ce n'est que quelques gouttes, mais vous avez fraîchement en mémoire le dossier sur l'eau publié il y a quelques semaines dans la Presse. Vous gaspillez de l'or, de l'or bleu.

Lors des chaudes saisons, il y a longtemps que vous auriez mis fin au suspens... Malheureusement, il fait moins 1000 dans votre chambre. Vous sentez vos doigts en hypothermie dès l'instant qu'il quitte la chaleur de vos draps.

Vous attendez quelques minutes, avec un peu de chance, votre amour prendra ses responsabilités et se lèvera pour mettre fin vacarme. Non, il dort profondément.

Vous rêvez alors d'être un éleveur de bêtes expert et que votre chat puisse lui-même ouvrir et fermer le robinet. Vous regardez les chiffres lumineux de votre cadran, depuis combien de temps n'arrivez-vous pas à dormir? N'aurait-il pas été plus simple d'y aller du premier coup? De plonger d'un seul coup dans la piscine, plutôt que d'avoir l'air d'un cave, immobile dans l'escalier depuis 10 minutes.

Pendant un instant, vous regrettez l'époque de votre grand-mère, car ils dormaient en habit d'hiver. Allez, vas-y... Fais-le pour toi et pour tous les petits Africains qui marchent des kilomètres pour s'abreuver d'eau.

C'est tellement dur. La nuit est gâchée, une nuit de novembre où le sommeil est si important pour retrouver notre énergie.

Depuis combien de temps suis-je là, les yeux ouverts à tenter de m'en sauver? OK, j'y vais... je fonce... Je sors du lit, cours vers la cuisine. Je ferme le robinet et je saute à nouveau dans le lit.

C'est alors que mon amour se retourne, les yeux grands ouverts : Ah merci, je n'arrivais plus à dormir, une minute de plus et j'y serai allé moi-même.

14.11.07

Être humoriste, c'est sérieux!

J'ai souri hier soir, en voyant les reportages concernant le gala bénéfice pour l'École Nationale de l'Humour, du 1er avril prochain.

Tous les humoristes présents ont affirmé avoir été des élèves très studieux, sérieux même pendant leur formation à l'ÉNH. Le pire, je les crois. C'est difficile de faire rire et tous ceux, qui ont réussi dans les ligues majeures, ont tous un point en commun : l'assiduité.

Moi, j'étais presque trop sérieuse, à la limite du ridicule. Je sortais directement de l'Université. Mais heureusement, les caves avec qui j'ai étudié on réussit à me dégourdir!

Et ils étaient réellement caves...

Pendant notre année à l'École, on a même renversé le Président qu'on avait élu au début de l'année. Deux semaines de campagne électorale, avec un débat des chefs présidé par Louise Richer, des plans d'action concrets, des pots de vin. Il y a même un des candidats qui se pointait tous les matins à 7 heures, pour nous distribuer des oranges et des niaiseries en compagnie de son organisateur électoral. Deux semaines de purs délires, commentés dans la PRÉMISSE, notre journal étudiant qui s'est finalement terminé par la réélection du même président, grâce à sa promesse d'un Casino et d'une allée de bowling pendant la tournée. Hilarant!

Je n'ai jamais autant ri de ma vie! Sur notre tableau de finissants, exposé sur le mur de l'école, on porte presque tous une barbe ou une moustache. Les filles inclusivement! N'importe quoi!

J'ai adoré ma gang à l'École... Et plusieurs travaillent encore aujourd'hui... Évidemment, les plus studieux sont encore là, quelques paresseux aussi, mais l'avenir nous dira lesquels auront finalement eu accès aux grandes ligues. J'ai déjà ma petite idée là-dessus...

13.11.07

Ouais... ça y'est, je commence à être une adulte.

Qui l'aurait cru?
Si tôt en plus!

Mon corps est adulte en tout cas. Des crampes, des maux de ventre, de tête, de dos, de cou... Il est fatigué, moins résistant, plus fragile.

On ne comprendra jamais à quel point on a de la chance quand on est jeune, d'avoir un corps en mode « YES MAN ».

Es-tu prêt, on va dehors sans tuque et sans gants, avec juste un petit jacket à la mode? YES MAN.»

« Je t'avertis, je ne pense pas que tu vas pouvoir dormir avant d'aller travailler demain... YES MAN.»

« Je n'ai pas vraiment envie de me forcer, on mange n'importe quoi sans réfléchir! YES MAN.»

Aujourd'hui, j'ai l'impression que le syndicat est entré dans mon corps. Il n'est pas question que je ne respecte pas leurs conventions... Sinon, il se met automatiquement en arrêt de travail pour une période indéterminée.

« Euh... attend une petite minute, on est censé avoir un break de 8h entre hier soir et ce matin. Surtout qu'on a fait pas mal d'heures supplémentaires jeudi soir, quand tu es allée souper avec tes copines, ton foie est brûlé... Oublie ça, aujourd'hui, on ne bouge pas. »

Ah les syndicats!

9.11.07

Lettres à moi-même...

J'avais 21 ans.

Je ne saurais jamais complètement comment tout ça a commencé. Je me rappelle une discussion avec l'océan Pacifique lors d'un voyage au Mexique, je me souviens du livre 97 Francs, je me remémore une énorme fatigue, une fuite. Puis, une révélation m'est apparue. Je suis revenue au Québec, avec une idée, une idée formidable, grandiose, qui répondait à toutes mes attentes envers moi-même.

J'étais une humoriste.

Je désirais plus que tout étudier à l'École Nationale de l'Humour. Je passerais ma vie à faire rire les gens.

En apprenant la grande nouvelle, ma meilleure amie s'est mise à hurler de rire. Elle m'a confirmé que je parlais de mon rêve depuis 5 ans déjà, presque tous les jours sans jamais m'en rendre compte.

Il m'aura fallu un choc de valeur, une mini-dépression, un urgent besoin d'air frais pour que je m'écoute moi-même, pour je bouge, pour que j'avance.

5 ans plus tard, les choses ont effectivement changé. Elles ont évolué dans tous les sens et il m'aura fallu un deuxième choc pour que je me concentre à nouveau sur mon rêve. Un arrêt inconsciemment prémédité.

J'ai le vertige juste à y penser.

Une force hors de contrôle, un courant magique, une énergie fabuleuse demeurent à mes côtés, toujours prêts à me donner l'élan qu'il faut.

Je suis tombée aujourd'hui sur des textes qui parlaient de moi, qui me parlaient à moi, que j'ai écrits il y a plus de 5 ans. Des constats, des conseils, des mises en garde et des analyses, que j'ai gardés pendant des années, sans que je me souvienne vraiment qu'ils existaient.

Ils ont réapparu aujourd'hui, comme par magie.
Ils surgissent de nulle part avec les réponses des questions qui tourbillonnent constamment dans ma tête depuis des semaines. Comme si je les avais mis là, il y a des années pour les retrouver quand je serais prête à les lire, à les comprendre.

Je suis bouleversée.

Le conseil du vendredi

Vous buvez beaucoup?
Vous avez de plus en plus de trous noirs le lendemain d'une sortie entre amis dans un bar?
Vous vous répétez 13 fois par semaine, que vous ne boirez plus jamais?

Vous avez envie d'en finir avec l'enfer de l'alcool?

Voici un traitement-choc : SORTIR À JEUN.

Découvrir les visages démolis et les réactions de débutants.
Constater l'horreur de « flaque » de vomi bien distribuée sur les planchers des toilettes. Observer les gens oublier l'apparence de leur manteau.
Admirer le ridicule quand on fonce dans un mur.
Observer à quel point on ramène à la maison des horreurs.
Respirer les effluves d'une fin de soirée.

C'est carrément dégueulasse.
Je vous le conseille, ça fait peur...

8.11.07

S'auto-couper les cheveux

Est-ce que je suis la seule personne qui devrait toujours avoir un coiffeur disponible 24h/24h?

Hier soir, rien ne me laissait présager que je serai prise de panique devant mon miroir et que j'oserai le risque suprême... Me couper moi-même le toupet...

C'est tellement stressant, parce qu'une fois que tu as coupé une première mèche, tu ne peux plus reculer... Mais je ne suis pas très bonne avec des ciseaux et l'effet miroir n'aide pas beaucoup non plus...

Mais je l'ai quand même fait. C'est correct (vous savez, que pour une fille « correct » ce n’est pas une des TOP expressions pour définir ses cheveux)...

Mon coiffeur va me tuer. Mais je ne veux pas y aller tout de suite, car il ne peut rien faire pour l'instant...

La réaction de mon chum : « C'est exactement le genre de toupet que je n'aime pas chez une fille. » Arrggg...

Il me reste une chance, est-ce que c'était la pleine lune hier pour que mes cheveux repoussent plus vite?

7.11.07

Confession

Je me dégoûte.

Au début, c'était par curiosité.
Ça n'a jamais été une chose qui m'attirait vraiment.
La plupart de mes amis ne consomment pas, ce n'est pas pour ça que j'ai commencé.
Au début, je voulais simplement m'offrir une pause. Je passe tellement de temps dans ma tête, qu'un petit vide me faisait le plus grand bien.
Mais rapidement, je me suis fait prendre au jeu.
J'ai voulu en savoir plus, j'ai commencé à faire des recherches sur le net.
Puis ce qui au départ n'était qu'un divertissement, est devenu plus sérieux.
Je me suis mise à en consommer le plus souvent possible.
Je trouve toujours le moyen de me rattraper si jamais je manque une soirée.
Pourtant, je ne suis jamais satisfaite. On dirait que j'en demanderais toujours plus.
Je trouve ça vide, mais je suis incapable d'arrêter.
Qui aurait pu croire que le mercredi deviendrait ma soirée préférée dans la semaine?
Qui aurait pu prévoir que je deviendrais possédée, à l'affût de chacun de leurs gestes?
Jamais, je n'aurais pensé qu'ils finiraient par m'avoir, que je ressentirais le besoin de saluer Virginie tous les soirs de la semaine.

Le maître m'a eu.

Je dois l'avouer, j'écoute régulièrement la 4e mouture de Loft Story.
J'ai honte.

4.11.07

Les gens me font peurs...

On donne parfois la parole à des individus qui pourraient être dangereux.

Hier soir, je rentrais chez moi, il était environ 2h30 du matin (je sais qu'on changeait l'heure, donc il était 1h30, mais c'est un détail tout à fait impertinent et inutile de toute façon dans cette histoire...)

Comme le « dance » de mauvaise qualité envahissait la radio, j'ai décidé d'écouter la magie des lignes ouvertes nocturnes.

Un certain Michel jasait de justice avec l'animateur Monsieur St-Denis (désolée pour les gens de Québec, vous avez sûrement votre propre ligne ouverte...)

Le merveilleux Michel souhaitait ardemment le retour de la peine de mort. Il faut éliminer les criminels en les tuant, tout simplement. Je comprends les défenseurs de cette théorie, plus modérés, qui expliquent la nécessité de réviser la nature des peines actuelles qui sont souvent dérisoires. Michel, lui, demandait la peine de mort automatique. Tu prends une vie, tu perds la tienne. Même si c'est une erreur de jeunesse, comme la tragédie dans l'histoire de la jeune fille de 3 ans qui a perdu la vie à l'île Perrault, cette semaine.

La théorie de Michel, 30 ans de prison pour le jeune de 17 ans qui a pris une voiture, sans permis de conduire, roulait trop vite et a happé la jeune fille.
30 ans de prison ferme. Pour Michel, le jeune étourdi (irresponsable, je l'avoue) méritait simplement de passer sa vie derrière les barreaux. Ces parents aussi doivent être réprimandés pour avoir élevé un garçon dangereux, toujours selon Michel.

L'animateur monsieur St-Denis a ouvert la discussion sur l'origine de la criminalité, qui se concentrent surtout dans des milieux pauvres de la ville. Michel avait aussi sa théorie là-dessus, c'est normal, ce sont uniquement des lâches. Atteint de paresse extrême. Michel est un homme bien, il gagne sa vie. À 45 ans, il a toujours travaillé. Les pauvres le sont TOUJOURS par choix.

Mais Michel ne s'arrêtait pas là. Les anglophones devraient tous quitter le Québec, le gouvernement devrait mettre ses culottes et les obliger à s'exprimer en français. On devrait « barkotter» (le mot boycotté dans la bouche de Michel) chaque entreprise qui quitte le Québec pour s'installer ailleurs, mais les Québécois sont des « lâcheux», des faibles qui acceptent n'importe quoi. Michel est fier d'avoir « barkotter» Cadbury depuis 1980. Michel est, dans sa tête, un grand homme de valeur.

Je suis restée jusqu'à la fin de l'entrevue espérant que c'était une blague. JE le souhaite encore.

On a tous droit à notre opinion, oui, je le sais. Mais émettre une opinion, c'est un acte important, un grand pouvoir. J'ai malheureusement l'impression que les Michel de se monde, n'ont pas les couilles d'avoir ce pouvoir.

2.11.07

J'ai fini la série d'Harry Potter...

Une brique de 800 pages en 5 jours.
Un délice.

Elle m'a vraiment conquis cette JK Rowling.

Inventer une histoire aussi captivante, faire évoluer un personnage d'une façon si naturel, maîtriser des tas de familles avec des caractéristiques précises, justes et complémentaires, pour finalement terminer une série de 7 best-sellers avec une histoire surprenante, bien ficelé qui nous rend complètement fous et nous obsède... Il faut vraiment le faire.

Une fin magistrale, qui a tout de même réussi à ma faire couler quelques larmes... avec un personnage fictif de livre pour enfants.

Je sais que la série ne fera jamais l'unanimité, tant mieux. Ça n'existe pas l'unanimité. Pour ma part, elle aura réussi à me tenir en haleine, à me faire sortir de chez moi la première journée de la publication pour me procurer ce petit trésor.

Tant mieux, si elle fait des millions, elle aura réussi à captiver des millions de jeunes et moins jeunes, avec une formidable épopée.

Je suis encore sous le choc, je viens à peine de refermer le 7e tome.

Je ne regrette tellement pas de m'être laissé absorber par toutes ces aventures.

Bravo.

Est-ce que c'est efficace si je lui fais un « standing ovation » toute seule dans mon salon?