...vous m'étonnerez toujours!
Comment pouvez-vous ne pas remarquer une couleur de cheveux? Et là je ne parle pas d'une coupe, avec des mèches tons sur tons... On comprend qu'une fille le remarque mais que ce n'est pas dans les intérêts des garçons.
Mais une couleur de cheveux, faut le faire.
Cette semaine, un gars que je vois environ une dizaine de fois par année depuis environ 5 ans, me regarde pendant deux minutes et me dit: Euh... excuse-moi, depuis quand n'es-tu plus blonde?
La réponse: 2004. J'ai changé radicalement du blond au brun foncé en 2004! Ok, il était saoûl et voulait me faire un compliment en me disant que j'étais jolie, mais ce n'était pas du grand art.
C'est à ce demandé ce que vous regardez quand nous sommes face à face.
Ah, c'était une gentille futilité du vendredi.
28.9.07
Ah, les gars...
Libellés : Futilités
27.9.07
Critiquer la critique
Toi, qu'est-ce que tu en penses? J'aimerais avoir tes commentaires...
La question qu'on se pose systématiquement à ce moment-là, est-ce que la personne en face de nous veut VRAIMENT savoir ce qu'on en pense? Quelle est ma marge de manoeuvre? Tu veux que je te dise la vérité ou tu as besoin d'amour?
Dans les loges d'un show d'humour, il y a toujours des humoristes qui passent leur temps à essayer leurs nouveaux gags avec les autres humoristes. Pourquoi? Est-ce que c'est vraiment nécessaire de demander l'avis des autres, 17 secondes avant de monter sur scène?
Et pire, as-tu vraiment besoin de mon opinion après ta performance? Je ne le souhaite à personne, mais mettons que ça n'a pas très bien été... euh, qu'est-ce que je dis?
Mardi soir, dans une soirée bondée d'humoristes, les derniers participants se sont vraiment fracassé la gueule. Une fin de show horrible. Il y en a un des deux qui était tellement saoul qu'il n'a même pas réalisé à quel point son idée a été désastreuse. Il se vantait plutôt d'avoir sauvé le show grâce à se performance quelques secondes après être sorti de scène. Il n'avait pas du tout conscience de ce qui venait de se passer. S'il vient me voir avec le grand sourire pour avoir mes commentaires, est-ce que je lui dis la vérité?
Je me rappelle mon premier show à l'École Nationale de l'Humour au Cabaret du Musée Juste pour Rire. Je suis parmi les 3 derniers dans le pacing, j'ai félicité les 12 autres humoristes qui sont passés avant moi, la soirée se déroule super bien. Je monte sur scène, ce n'est pas la performance du siècle, mais je suis plutôt satisfaite de mon tour de piste. Quand je suis sortie de la scène, il y avait 8 humoristes de ma classe dans les coulisses et personne ne m'a alors regardée. J'étais démolie, j'avais maintenant l'impression d'être la honte de la soirée.
J'ai appris 3 semaines plus tard, qu'un des élèves de ma classe, avec qui je n'avais pas beaucoup d'affinités, commentait à voix haute mon poids (j'ai perdu 20 livres depuis) tout le long de mon numéro et que tout le monde s'était bien marré dans les coulisses. Ils avaient tous un peu honte d'avoir ri quand je suis descendue de scène et qu'ils ont dû me faire face, personne ne m'a donc adressé la parole. Mais je ne m'étais pas du tout plantée.
Depuis, j'essaie le plus possible d'être ma propre juge ou de me fier uniquement à ceux qui me respectent et qui ont vraiment envie de m'aider.
Mais dans le fond, est-ce qu'on veut vraiment le savoir ou on désire seulement être rassuré?
Libellés : La vie d'Humoriste
24.9.07
Un coup de soleil... le 23 septembre!
Une superbe journée.
Moi et une très bonne copine, nous nous sommes illégalement installés sur le bord d'un lac sans nom à Val-Morin, question de profiter au maximum de la superbe journée de dimanche.
Imaginer le topo:
Une plage déserte car nous comme hors-saison
Un lac magnifique reflétant l'absence de nuage dans le ciel
Les feuillus en couleurs car l'automne approche
De la bouffe (fromage, fruit, mini-brownies, etc.)
Une température qui nous a permis de se mettre en maillot au moins deux heures
Des magazines à potins ridicules
Mon IPOD branché sur deux petits hauts-parleurs
Deux chaises longues sur un quai aménagé comme une terrasse
et une super amie...
Une journée comme ça, ça donne un coup de soleil! Et une bonne source de ressourcement.
Est-ce que je vous ai déjà dit que le Québec est la plus belle place du monde?
Libellés : Moi
21.9.07
Inspiration bloguiste...
Je viens tout juste de lire un des délires érotiques du lapin blanc (voir mes liens blogues) et un vieux souvenir vient de me revenir en tête. Vous savez le type de souvenir qui apparaît soudainement et que l'on doit analyser quelques secondes avant d'être sûre que c'est bel et bien arriver.
Quand j'étais au Cégep, j'ai commencé un jeu érotique avec un de mes collègues étudiants en graphisme. Je ne sais malheureusement plus pourquoi tout ça a commencé, mais nous avons eu une correspondance érotique via courriel qui mettait en scène nos deux alter ego fictifs. Nous nous sommes échangé facilement une vingtaine de courriels avant que l'inévitable se produise... à la fin d'un party plutôt bien arrosé, nous avons finalement couché ensemble. Saoûl.
Depuis des semaines, nous avions attisé la flamme entre nous, disons que l'histoire s'est un peu terminée en queue de poisson... Tout s'est soudainement arrêté.
Cet été, nous avons eu des retrouvailles improvisées de graphisme. Une super belle soirée, remplie de souvenirs et d'avenir.
Il était là. On a toujours été très proche et ce n'est pas 6 années d'éloignement qui allait changer quelque chose. On a beaucoup ri et il m'a demandé de l'accompagner à l'extérieur. On a parlé un peu, de mon chum, de nos études, de nos vies et sans avertir, il est finalement revenu sur cette baise ratée... pour s'excuser. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire.
Ce n'était rien de grave, mais je sentais que pour lui, c'était important. Et exactement comme dans le temps, un autre de nos collègues est venu nous rejoindre à l'extérieur pour nous déranger (un gars que j'ai toujours soupçonné de me trouver de son goût et qui a toujours été jaloux de la complicité qu'il y avait entre nous deux).
Charmant quand même.
Honnêtement, je suis heureuse et en amour. Mais c'est toujours touchant de voir qu'on a une place particulière dans la tête des gars qui habitent nos passés.
Libellés : Moi
19.9.07
C'est de la faute à Normand...
Tout le monde peut maintenant laisser des commentaires, pas seulement les abonnés à un compte Google... J'ai finalement appris qu'il était possible de faire autrement.
Allez-y, laissez-vous aller... J'ai envie de vous... lire.
"Je suis actuellement complètement déconcentrée... Je suis dans un petit café et il est impossible que je travaille parce que Normand Bratwaithe parle de job à côté de moi et que je suis incapable de ne pas écouter. Je perds du temps précieux à faire semblant d'écrire et écouter de la musique sur mon IPOD qui est éteint..."
Quand même, ça m'aura permis de niaiser sur mon blogue et de découvrir comment tout le monde peut laisser des messages!
Vous remercierez Normand, c'est grâce à lui.
14.9.07
Les hommes de poulet sont-ils les plus "chickens"?
Permettez-moi de parler à mots couverts, car j'ai signé un contrat qui stipule que je n'ai pas le droit de dire des choses méchantes vis-à-vis mon ex-employeur sous peine de poursuites judiciaires... Quoique le siège social étant à Toronto, personne (et c'est un fait), personne ne pourrait vraiment savoir ce que je dis, car il n'y en aucun qui ne maîtrise bien le français.
Nous avons été plus de 40 personnes à perdre notre emploi en avril et les derniers survivants ont été à leur tour licenciés le 31 août dernier. Donc, le formidable projet au quel j'ai eu la chance de participé dès les premiers instants s'est officiellement éteint à Montréal, laissant un dernier diable de Québec, que je n'aime pas particulièrement en plus, se battre seul pour offrir du contenu francophone sur cette entreprise américaine.
Pourquoi? Parce qu'aujourd'hui en affaires, tout doit être rentable... maintenant! On n'a plus le temps de voir à long terme, de cerner le marché, de s'installer, d'expliquer, de promouvoir. Si ça ne marche pas du premier coup, on ferme boutique et on investit nos sous, les profits de nos franchises de fast food, dans un nouveau projet moins risqué. On a déjà trop d'argent et on en veut encore. On rejette systématiquement toutes formes de risque. On est beaucoup trop confortable dans ses vieilles habitudes.
Pourtant, le produit avait du potentiel. Vraiment, autant pour les auditeurs que pour les artistes québécois. Il offrait une liberté, une mobilité, de la variété et on le voyait déjà comme LE média du futur.
Maintenant, c'est fini. On a laissé le champ libre à l'autre joueur, qui fait heureusement du très bon travail, et qui lui ose et continue.
Personne n'en a parlé. Deux semaines plus tard, c'est à peine si les abonnés ont eu vent des changements. Comme si de rien n'était... pour ne pas faire de tort à ce qui reste du projet.
Un bel exemple de lâcheté.
Bravo.
Libellés : Ce que « JE » pense...
13.9.07
101e message
Sans m'en rendre compte, le texte qui vous dévoile mes habitudes vestimentaires et alimentaires datant du 11 septembre, une autre forme de tragique événement, était mon 100e texte.
Et par magie, vous êtes plusieurs à me lancer plein de fleurs, comme ça juste pour le plaisir, à ce moment-là précis.
Je risque de sonner mielleuse, mais malgré toute ma bonne volonté de vouloir écrire d'abord pour moi et ensuite, peut-être, pour quelques-un d'entre vous... ce n'est pas exactement ce qui se produit...
J'ai besoin que vous les lisiez, que vous rajoutiez vos commentaires qui sont sincèrement, trop divertissants! J'ai en fait hâte de vous lire aussi, vous poussez le sujet toujours plus loin et c'est très inspirant pour une personne qui passe autant de temps dans sa tête depuis quelque temps.
J'ai l'impression que vous êtes des collègues de travail. Comme si mon appartement était rempli de gens qui s'arrêtent quelques secondes à mon bureau pour jaser, avant de retourner travailler.
Si vous saviez le nombre de fois que j'ai eu envie de vous dévoiler mon vrai nom, de signer avec mes propres initiales, simplement parce que ça me touche vraiment. Je vais le faire bientôt, quand vous serez tous invités à venir me voir sur une scène.
Merci beaucoup.
Hier soir, nous étions une vingtaine d'humoristes pour célébrer la nouvelle saison d'une soirée d'humour. Je me rends compte que je dois aussi me battre contre moi-même, contre les scénarios qui se construisent tout seuls dans ma tête et qui m'empêchent d'avancer.
Hier soir, j'ai eu du plaisir. Beaucoup. Je prends tous les jours un peu plus de confiance et je ne peux nier que vous avez tous, chers amis blogueurs, une part de responsabilité là dedans. Quand on arrive à mettre sur un écran ce qu'on ressent et que quelques personnes non seulement les lisent, mais vivent des choses semblables de toute évidence. Ça fait du bien.
Merci encore.
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Libellés : Moi
11.9.07
Travailler à la maison
SI vous avez déjà habiter seul, vous allez assurément vous reconnaître dans ce texte-ci.
Vous savez les journées où on est sûr que personne ne viendra nous visiter, qu'on n'a aucune raison valable de sortir de chez soi... Ce sont des journées où on ne fait aucune effort de style, ni vestimentaire ni culinaire.
On se lave pas vraiment, sauf si on est dans cet état-là depuis plusieurs jours.
Pour nos repas, on ne fait que vider ce qui reste dans le frigo... oignon cru (rouge de préférence) avec du jus de légume pour envelopper le goût, toast à la mayonnaise, du fromage feta sans aucun accompagnement, et comme dessert, une bouchée de beurre d'arachides sur un couteau. J'ai déjà fini un pot de gingembre mariné comme dîner. On mange uniquement par principe.
Côté vêtement, on porte des morceaux de linge qui ne mérite même pas de porter le nom de "vêtement". Des chandails troués, des shorts trop étirés, des pantalons moulants style leggin, ou même parfois, pas de pantalons du tout. Les agencements de couleurs sont inexistants, les bas anti-dérapants ou les gougounes sont de mise. Prendre une photo de nous dans un état pareil, c'est un suicide social.
On n'a pas envie de parler à personne. Il est 16h et on a encore sa voix de France Castel matinale, puisqu'on n'a pas formulé de phrase complète de la journée.
On finit souvent la soirée à zapper d'une chaîne à l'autre, en écoutant les émissions les plus débiles que produit la télévision d'aujourd'hui. Toutes les émissions de transformation déco, perso, ou vente de condo.
C'est bientôt fini pour moi tout ça. Dans quelques semaines, mon amoureux s'installera officiellement avec moi... Si après quelques semaines, on est déjà assez à l'aise pour se voir simultanément dans cet état-là... j'ai peur du monstre qu'on va pouvoir créer quand nous habiterons ensemble depuis 8 ans.
Libellés : «JE» n'ai plus d'emploi
6.9.07
Une grande vérité
On est facilement attendri par des animaux. En fait, on se fait manipuler sans arrêt, ils sont trop forts.
Il suffit que mes deux chats se lavent pour qu'un « oh » inattendu sorte de ma propre personne, sans me demander la permission.
En ce moment, ils dorment collés et il y en a même un qui serre l'autre dans ses bras. C'est trop cute. J'ai failli prendre une photo pour la mettre sur mon blogue. Pathétique.
Ils ont beau me rendre folle en mangeant les 4 boîtes de carton qui restent encore de mon déménagement pendant des heures en plein milieu de la nuit, ils ont juste à me regarder 1,7 seconde avec les mêmes yeux que le chat botté de Shreck... et je leur ai tout pardonné. « Cheap shot »
Pas étonnant qu'il essaie sans arrêt de nous vendre des cellulaires avec des animaux, ça doit tellement bien fonctionner.
Libellés : Futilités
4.9.07
De l'ordre et de la discipline!
Ça y est, j'y suis.
Nous sommes le 4 septembre 2007, premier jour de ma nouvelle vie.
Je dois l'écrire.
Inconsciemment, je m'étais fixé la date du retour à l'Université pour des milliers d'étudiants comme point de départ. Je me rappelle une certaine époque où la vie semblait s'arrêter complètement à cette période de l'année, le retour à l'école.
Ce n'est pas exactement la même sensation aujourd'hui. Tout semble commencer, au contraire.
Je l'ai déjà dit sur ce blogue, je commence aujourd'hui même à écrire mon premier one-woman show. Première représentation prévue : MAI 2008.
Ça peut sembler très loin pour certains, pour moi, c'est pourtant si près... Et c'est probablement ici, sur ces pages que je risque d'évacuer plusieurs idées, frustration, bons coups...
Je vais tellement passer de temps avec ce cher ordinateur au cours des prochains mois. Une chance que je l'aime éperdument et que c'est un MAC. Un PC, ça me déprime! Mais c'est une autre histoire.
Au programme aujourd'hui : déjeuner, étirements, écriture et brainstorming chez moi avec plusieurs invités, question de partir en lion.
Bonne rentrée à tous les étudiants... bon délire à tous les travailleurs à domiciles!
Libellés : La vie d'Humoriste
